Border Collie Forum
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LA DYSPLASIE DES HANCHES OU DYSPLASIE COXO-FEMORALE


Qu'est-ce que c'est?

La dysplasie est une affection articulaire qui touche les hanches mais aussi , plus rarement, les coudes. Liée à la conformation anatomique du squelette et au poids, elle affecte préférentiellement les races moyennes et grandes et/ou lourdes. La race Border collie est connue pour être une race notoirement touchée au niveau des hanches par cette pathologie dont l'évolution peut être très invalidante, car souvent douloureuse.
On parle de dysplasie de la hanche lorsque les rapports osseux sont imparfaits entre la tête du fémur et sa zone d'insertion dans l'os de la hanche, zone creuse nommée "cotyle" ou "cavité cotyloïde".
Normalement, la tête du fémur s'emboîte parfaitement dans la cavité cotyloïde. Une hyperlaxité ligamentaire entraîne parfois un flottement et la tête du fémur se loge moins bien dans le cotyle, ce qui entraîne des frottements articulaires anormaux, qui vont provoquer arthrose et douleurs.
Plus l'emboîtage est imparfait, plus la dysplasie est importante.

Diagnostic

Il est nécessaire de réaliser un cliché radiographique pour mettre en évidence un défaut de type dysplasie.
Ce type de cliché doit être réalisé par un vétérinaire ayant l'habitude de ce genre de diagnostic, ( spécialisé en orthopédie, de préférence ) et il n'a de valeur officielle dans la race Border Collie que s'il a été réalisé sous sédation et envoyé au Dr Chaudieu, seul habilité en France à évaluer officiellement l'état de la hanche d'un border collie, notamment en vue de sa reproduction. (contact: voir sur le site de l'AFBC)
la sédation exigée lors du cliché vise à empêcher toute résistance musculaire du chien à l'écartement que l'on impose à ses hanches au moment de la prise du cliché. Une éventuelle résistance peut en effet maintenir les hanches dans un rapport normal, alors que le même chien sédaté, ne pouvant alors résister montrera un défaut de type dysplasie.
Le diagnostic ainsi posé permet donc que de mettre en évidence une réalité qui affecte le chien en état de sédation. Mais il faut garder à l'esprit que nos chiens ne sont évidemment pas sédatés lors de leur vie quotidienne. C'est pourquoi certains chiens peuvent être radiographiquement dysplasiques, alors qu'au quotidien leur tonicité musculaire compense cet état de dysplasie qui ne se révèle que lorsqu'ils sont endormis.
Ainsi, un chien radiographiquement dysplasique peut ne présenter aucun symptôme de souffrance ni de dysplasie, voire même se révéler un sportif de haut niveau dans de nombreux cas! Et il n'y a, en l'absence de toute souffrance, à priori pas lieu de limiter outre mesure les activités d'un tel chien.

On note l'importance d'une dysplasie à l'aide de 2 lettres, une pour chaque hanche, car l'atteinte n'est pas forcément très symétrique.
• la lettre A désigne une hanche saine
• La lettre B désigne une hanche saine mais pas absolument parfaite
• La lettre C désigne une hanche touchée par la pathologie, mais de manière peu importante
• La lettre D désigne une hanche touchée atteinte de manière assez importante
• La lettre E désigne une atteinte Importante de la hanche.



Causes

La dysplasie de la hanche trouve son origine dans des facteurs à la fois génétiques et environnementaux.

La génétique: il faut savoir que la preuve irréfutable du caractère héréditaire de la dysplasie n'a jamais été faite, et qu'une dysplasie n'est JAMAIS congénitale ( présente à la naissance ) mais se développe durant la croissance du chiot.
Ceci étant dit, il faut tout de même préciser que l'on admet généralement l'hypothèse selon laquelle la dysplasie serait en partie héréditaire. Cette précaution explique les mesures de dépistage qu'il convient de faire chez tout chien amené à reproduire, étant donné qu'une dysplasie peut être asymptomatique chez un chien ( c'est-à-dire que ce chien ne montrera aucun signe visible de dysplasie ) mais être douloureuse ou aggravée chez ses descendants.
L'AFBC et la SCC ont émis à cette fin des recommandations au sujet des degrés d'atteinte des hanches qu'il convient de prendre en considération chez d'éventuels reproducteurs avant toute saillie. ( voir la rubrique "Reproduction - Précaution" )

L'alimentation: certains déséquilibres alimentaires, ou encore certaines substances présentes dans l'alimentation ont une incidence évidente sur le développement du chiot et donc sur le développement de ses articulations. On admet donc sans le moindre doute que l'incidence de l'alimentation dans le développement d'une dysplasie chez un chiot est non négligeable. En particulier, on incrimine les apports excessifs en Calcium. Il est donc fortement recommandé d'éviter de supplémenter un chiot en minéraux, si sa ration alimentaire de base est adaptée à son âge et à ses besoins.
Certaines personnes incriminent des toxines que l'on trouverait dans l'alimentation sèche ( les croquettes ) dont la présence serait dûe aux mauvais traitements que subissent les aliments qui les constituent ( processus de déshydratation par exposition à des températures ultra-hautes ) , aux ajouts divers qui sont réalisés pour compenser la destruction des vitamines et la dénaturation des protéïnes par les ultra-hautes températures, ainsi qu'à la mauvaise qualité des aliments qui constituent souvent la base-même de ce type d'alimentation, qualité qui varie selon la gamme et la marque, bien évidemment.
De plus en plus de personnes se tournent vers une alimentation "maison", à base de viande fraîche pour limiter les dégâts liés à l'alimentation sèche si peu naturelle, mais il faut garder à l'esprit qu'il peut être difficile de réaliser une ration équilibrée chez un chiot en croissance, et qu'il ne faut donc en aucun cas se lancer dans cette aventure sans l'aide et les conseils de personnes avisées et expérimentées en la matière.

l'activité physique: elle est également très largement incriminée dans le développement des dysplasies. En effet, toute sollicitation excessive des articulations est à proscrire chez un chiot en phase de croissance, en particulier tout effort exagéré au niveau des hanches chez un très jeune chiot. Pour cette raison, on recommande vivement d'éviter les montées et descentes d'escaliers intempestives, mais aussi de faire évoluer les très jeunes chiots sur des revêtements anti-dérapants, en évitant notamment les revêtements de type carrelage, car ils entraînent des efforts importants sur les hanches et/ou des écartements des postérieurs. Ceux-ci peuvent induire une hyper-laxité ligamentaire de laquelle peut résulter un défaut au niveau de l'emboîtement de la tête du fémur dans l'os du bassin.



Symptômes

Un chien qui souffre de dysplasie des hanches va compenser en modifiant ses applombs pour soulager ses hanches. Il va basculer imperceptiblement vers l'avant et solliciter davantage ses antérieurs ce qui qui va modifier l'harmonie de sa musculature et aboutir à une conformation où l'avant-main est très développée et l'arrière-main, anormalement faible. Les postérieurs se touchent souvent, les muscles des cuisses sont maigrelets. La démarche est chaloupée. Le chien manifeste fréquemment une gène pour passer de la position couchée à la position debout, à froid. Il se fatigue vite, rechigne à mobiliser ses postérieurs pour certains efforts comme monter en voiture....



Traitement

Comme dit plus haut, les symptômes d'une dysplasie sont très variables en fonction du degré de l'atteinte mais aussi de la manière dont le chien compense ce défaut.
En effet, il semble exister une corrélation étonnamment faible entre ces 2 paramètres, puisque l'on constate que des chiens diagnostiqués "D" sont fréquemment aussi bien portants que des chiens aux hanches diagnostiquées comme saines. Comment cela est-il possible?
Il semblerait que la réponse réside dans le mode de vie du chien, en particulier dans la musculature que ses activités lui permettent ou pas de maintenir au niveau des postérieurs. En effet une bonne musculature semblerait compenser fréquemment avec efficacité le défaut de la hanche. C'est pourquoi l'on incite les propriétaires de chiens souffrant de dysplasie à entretenir la musculature de leur chien.
De fait, la balnéothérapie ( nage ) est une mesure de choix dans le traitement symptomatique de cette pathologie puisque tous les muscles travaillent, mais sans que les articulations ne soufrent du poids de l'animal.
La marche, en respectant un périmètre où le chien ne manifeste aucune gène est une activité de choix, mais des activités plus "sportives" peuvent aussi être préconisées, pour autant que le chien ne montre aucun signe de douleur ou de gêne.
Pour des chiens agilitistes, on pourra poursuivre l'activité tant que le chien ne montre aucune gène, notamment sur les sauts, en conservant un rythme d'entraînement suffisant pour entretenir la musculature, mais suffisamment limité pour ne jamais basculer au delà du seuil de douleur, s'il existe. On pourra avantageusement entraîner un border collie avec des barres placées assez bas, ce qui évitera une trop forte sollicitation des hanches.

Dans les cas les plus graves, on proposera une intervention chirurgicale, laquelle sera avantageusement suivie d'une rééducation en balnéothérapie. Il semble que cette option chirurgicale ( dont il existe plusieurs modalités ) donne de très bons, voire d'excellents résultats , ainsi qu'en attestent des expériences relatées sur le forum, au jour le jour. Toutefois, certains auteurs plébiscitent la balnéothérapie au point de la préférer à toute intervention chirurgicale. Selon eux, les bienfaits de ce type d'activité, à condition qu'elle soit menée de manière régulière encadrée et thérapeutique, n'auraient souvent rien à envier à ceux de la chirurgie, et pourraient éviter ce traumatisme physique.
Un centre de balnéothérapie ouvert aux chiens non opérés est ouvert en région parisienne.